1 - Les Cowboys Fringuants - "Les étoiles filantes"

Si je m’arrête un instantPour te parler de ma vieJuste comme ça tranquillementDans un bar, rue St-Denis

J’te raconterai les souvenirsBien gravés dans ma mémoireDe cette époque où vieillirÉtait encore bien illusoire

Quand j’agaçais les p’tites fillesPas loin des balançoiresEt que mon sac de billesDevenait un vrai trésor

Et ces hivers enneigésÀ construire des igloosEt rentrer les pieds g’lésJuste à temps pour Passe-Partout

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va resterDe la p’tite école et d’la cour de récréQuand les avions en papier ne partent plus au ventOn se dit que l’bon temps passe finalementComme une étoile filante

Si je m’arrête un instantPour te parler de la vieJe constate que, bien souventOn choisit pas, mais on subit

Et que les rêves des ti-culsS’évanouissent ou se refoulentDans cette réalité crueQui nous embarque dans le moule

La trentaine, la bedaineLes morveux, l’hypothèqueLes bonheurs et les peinesLes bons coups et les échecs

Travailler, faire d’son mieuxN’arracher, s’en sortirEt espérer être heureuxUn peu avant de mourir

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va resterDe notre p’tit passage dans ce monde effrénéAprès avoir existé pour gagner du tempsOn s’dira que l’on était finalementQue des étoiles filantes

Si je m’arrête un instantPour te parler de la vieJuste comme ça tranquillementPas loin du carré Saint-Louis

C’est qu’avec toi je suis bienEt que j’ai pu’ l’goût de m’en faireParce que tsé, voir trop loinC’pas mieux que r’garder en arrière

Malgré les vieilles amertumesEt les amours qui passentLes chums qu’on perd dans’ brumeEt les idéaux qui se cassent

La vie s’accroche et renaîtComme les printemps reviennentDans une bouffée d’air fraisQui apaise les coeurs en peine

Ça fait que si à’ soir t’as envie de resterAvec moi, la nuit est douce, on peut marcherEt même si on sait ben que tout’ dure rien qu’un tempsJ’aimerais ça que tu sois pour un moment
Mon étoile filante

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va rester

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va rester

Que des étoiles filantes

2 - Soldat Louis - "Du rhum, des femmes"

Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieuxOh oh oh oh, on n’a rien trouvé d’mieux

Hello Cap’taine, fais briller tes galonsEt reste bien au chaud quand on gèle sur le pontNous c’est notre peine qui nous coule sur le frontAlors tiens bien les rênes, tu connais la chanson

Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieux
Oh oh oh oh, on n’a rien trouvé de mieux
Ça fait une paye qu’on n’a pas touché terreEt même une paye qu’on s’fait des gonzesses en posterTant pis pour celle qui s’pointera la premièreJ’lui démonte la passerelle, la cale, la dunette arrière

Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieux
Oh oh oh oh, on n’a rien trouvé d’mieux
Tout est gravé quelque part sur ma peauTellement qu’j’en ai les bras comme des romans photosBlessure de guerre, cul d’bouteille, coup de couteauTant qu’y aura des comptoirs, on aura des héros

Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieux
Oh oh oh oh, on n’a rien trouvé d’mieux
Trois mille du cap, c’est les foies, c’est les glandesQuand t’as l’cœur qui dérape, et les tripes qui fermententJ’essaie d’penser aux claques, aux filles qui s’impatiententPas au bateau qui craque entre deux déferlantes

Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieux
Oh oh oh oh, on n’a rien trouvé d’mieux
Du rhum, des femmes et d’la bière nom de dieuUn accordéon pour valser tant qu’on veutDu rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureuxQue l’diable nous emporte, on n’a rien trouvé d’mieuxOh oh oh oh, on n’a rien trouvé d’mieux

3 - Félix Leclerc - "Le p'tit Bonheur"

C’est un petit bonheur que j’avais ramasséIl était tout en pleurs sur le bord d’un fosséQuand il m’a vu passer, il s’est mis à crier« Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi »

« Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade »« Si vous n’me cueillez point, je vais mourir quelle balade »« Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure »« Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture »

J’ai pris le petit bonheur l’ai mis sous mes haillonsJ’ai dit, « faut pas qu’il meure, viens-t’en dans ma maison »Alors le petit bonheur a fait sa guérisonSur le bord de mon cœur y avait une chanson

Mes jours, mes nuits, mes deuils, mes peines, mon mal, tout fut oubliéMa vie de désœuvré j’avais l’dégoût d’la recommencerQuand il pleuvait dehors ou qu’mes amis m’faisaient des peinesJ’prenais mon petit bonheur et j’lui disais, « c’est toi ma reine »

Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeonsC’était le paradis, ça s’voyait sur mon frontOr un matin joli que j’sifflais ce refrainMon bonheur est parti sans me donner la main

J’eu beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènesLui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du cœurIl s’en allait toujours la tête haute sans joie, sans haineComme s’il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

J’ai bien pensé mourir de chagrin et d’ennuiJ’avais cessé de rire, c’était toujours la nuitIl me restait l’oubli, il me restait l’méprisEnfin que j’me suis dit, il me reste la vie

J’ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines, et mes guenillesEt je bats la semelle dans des pays de malheureuxAujourd’hui quand je vois une fontaine ou une filleJe fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux

Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux

4 - Patrick Bruel - "Mon amant de Saint-Jean"

Je ne sais pourquoi elle allait danserÀ Saint-Jean, aux musettesMais quand ce gars lui a pris un baiserElle frissonnait, t’étais chipé

Comment ne pas perdre la têteSerré par des bras audacieux?Car l’on croit toujoursAux doux mots d’amourQuand ils sont dits avec les yeux
 
Elle qui l’aimait tantElle le trouvait le plus beau de Saint-JeanElle restait griséeSans volonté, sous ses baisers
 
Sans plus réfléchir, elle lui donnaitLe meilleur de son êtreBeau parleur, chaque fois qu’il mentaitElle le savait, mais elle l’aimait
 
Comment ne pas perdre la têteSerré par des bras audacieux?Car l’on croit toujoursAux doux mots d’amourQuand ils sont dits avec les yeux
 
Elle qui l’aimait tantElle le trouvait le plus beau de Saint-JeanElle restait griséeSans volonté, sous ses baisers
 
Mais hélas, à Saint-Jean, comme ailleursUn serment n’est qu’un leurreElle était folle de croire au bonheurEt de vouloir garder son cœur
 
Comment ne pas perdre la têteSerré par des bras audacieux?Car l’on croit toujoursAux doux mots d’amourQuand ils sont dits avec les yeux
 
Elle qui l’aimait tantElle le trouvait le plus beau de Saint-JeanElle restait griséeSans volonté, sous ses baisers
 
Elle qui l’aimait tantElle le trouvait le plus beau de Saint-JeanIl ne l’aime plusC’est passéN’en parlons plus
 
Il ne l’aime plusOn est du passéN’en parlons plus
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